L'histoire du Kendo

Le kendo est l’héritage du kenjutsu, il en est sa version moderne. A partir de l’ère Edo (1600-1868), le Japon est en paix grâce au Shogun Tokugawa Ieyasu qui a unifié le pays. La caste dirigeante, celle des samouraïs, n’a plus l’utilité d’utiliser le sabre sur les champs de bataille. Petit à petit le « sabre qui ôte la vie » devient le « sabre qui protège la vie ». A cette période, Nagamuna Shiro développe le shinaï (sabre en bambou) qui va favoriser les entraînements qui se faisaient jusqu’alors avec un bokken (sabre en bois plein) ou un katana. Pendant l’ère Meiji (période qui suit l’ère Edo), l’empereur revient à la tête du pays, abolit les 4 castes qui existaient jusque-là et interdit en 1876 le port du sabre. Mais la pratique des arts martiaux, dont le kenjutsu, se développe dans les écoles de police. Ainsi en 1895 naît la première fédération des arts martiaux du Japon. Petit à petit, il devient un sport codifié. En 1912, le nom kendo apparaît pour la première fois dans un ouvrage Nihon Kendo no Kata (kata pour le kendo). Après la seconde guerre mondiale, la pratique des arts martiaux est interdite au Japon par les Etats-Unis, ainsi le kendo devient une «compétition au shinaï» jusqu’en 1952 où la Fédération japonaise de kendo (Zen Nippon Kendo Renmei) se met en place.